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Ouverture du segment ministériel contre la désertification



  • Ouverture du segment ministériel contre la désertification

    Mediaterre-Madrid (Espagne) : Le segment de haut niveau de la COP, que constitue la réunion ministérielle, s’est ouvert mercredi après-midi, au Palais des congères de Madrid, en présence de plusieurs ministres venus des 191 Etats parties à la convention sur la lutte contre la désertification.

    Session inédite, la réunion ministérielle permettra à plusieurs ministres de prendre la parole à la tribune de la COP pour se prononcer notamment sur les tous les points inscrits à l’ordre du jour de la conférence.

    Entre autres points, on note l’examen du plan stratégique décennal qui doit accélérer la mise en œuvre de la convention sur la lutte contre la désertification.

    Le plan décennal stratégique, dont l’adoption sanctionnera la COP8, se propose notamment des objectifs stratégiques soutenus par une vision dite « opérationnelle » et à même de formuler un certain nombre de recommandations quant au mandat, à l’organisation et au fonctionnement des principales institutions de la Convention.

    Il s’agit notamment du Comité sur la science et la technologie, celui en charge de la révision de la mise en œuvre de la révisions, le mécanisme mondial et le Secrétariat.

    En clair, le plan stratégique ambitionne une approche pragmatique, axée sur les résultats en vue de conduire à bon port les futurs travaux de la CLD.

    Une approche que plusieurs délégués des Etats parties à la CLD appellent de leur vœu, puisque la désertification touche prés d’un quart des terres de la planète et environ un sixième de la population mondiale.

    Premier à prendre la parole, le ministre burkinabé de l’environnement, Laurent Sedogo a indiqué que le combat contre la désertification et la dégradation des sols constitue de nos jours « un défi important qui appelle à la mise place de programmes régionaux qui intègrent la gestion de l’environnement et la promotion d’un cadre national et mondial ».

    Pays sahélien, le Burkina a mené plusieurs actions dans la lutte contre la désertification, et le ministre Sedogo d’ajouter que son pays « a tout essayé dans la lutte conte ce fléau. Nous avions cartographié, identifié les causes majeures, répertorier toutes les stratégies et mis en place divers mécanismes pour lutter contre la désertification, qui compromet le développement de nos pays ».

    Le ministre burkinabé s’est désolé de remarquer « la timidité qui caractérise les débats sur le lien entre la désertification et les changements climatiques ».

    C’est pourquoi, ajoute-t-il « il est important de consolider le plaidoyer pour la mise en commun de la lutte contre la désertification et les autres actions sur les changements climatiques et la biodiversité.

    Les ministres examineront et adopteront ensuite le budget du Secrétariat de la convention des nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), les travaux du comité de la science et de la technologie et du groupe de contact sur la révision de la convention.

    Auparavant les ministres africains avaient consacré leur temps à des entretiens informels avec les représentants des organismes du système des Nations unies, des Organisations intergouvernementales sous régionales, ainsi que des délégués de la société civile.

    Ils se sont également imprégnés des différents rapports issus des travaux de la première semaine de la COP et ont reçu la restitution des discussions liées notamment au plan stratégique décennal, pierre angulaire des débats à cette conférence.

    La plénière de la COP8 suivra également une allocution du nouveau secrétaire exécutif de l’UNCCD, le béninois Luc-Marie Gnacadja.

    Djibril SAIDOU-Mediaterre/Alternative

    [CCD-CDP8]
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