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Québec annonce la création de nouvelles aires protégées



  • La ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, et le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, ont annoncé la création de 23 nouvelles aires protégées. Cette augmentation de la surface d’aires protégées totalise 18 220,5 km2 qui représente plus de 1 % de la superficie du Québec.

    « L’ajout de ces nouveaux territoires permet d’atteindre maintenant 6 % de la superficie du Québec en aires protégées. Nous assurons ainsi la conservation de vastes territoires encore intacts de la taïga et la protection d’une diversité impressionnante d’écosystèmes allant du nord du Saguenay–Lac-Saint-Jean jusqu’au Témiscamingue, en passant par la baie James. Par ailleurs, la protection de plusieurs de ces immenses territoires joue un rôle important dans la lutte contre les changements climatiques puisque les forêts et les sols qui s’y trouvent constituent d’immenses réservoirs de carbone, notamment en forêt boréale », a déclaré la ministre Line Beauchamp.

    Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, M. Claude Béchard, a en effet précisé que : « Des 23 nouveaux territoires, 15 sont situés en zone boréale et couvrent plus de 4 000 km2. Ils sont majoritairement situés en forêt publique sous aménagement forestier. La protection de ces vastes territoires forestiers contribuera à faciliter le processus de certification environnementale des entreprises forestières concernées et répond aux attentes de l’ensemble des acteurs présents au Sommet sur l’avenir du secteur forestier, tenu en décembre 2007. »

    Parmi les territoires annoncés aujourd’hui, 20 sont désignés « réserve de biodiversité projetée » et 2 sont protégés à titre de « réserve aquatique projetée ». Ces 22 territoires couvrent une superficie de 9 470,5 km2 qui sont répartis dans 4 provinces naturelles et touchent 9 régions administratives du Québec : Nord-du-Québec, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Côte-Nord, Abitibi-Témiscamingue, Outaouais, Laurentides, Lanaudière, Mauricie et Capitale-Nationale. S’ajoute à ces nouvelles aires protégées, l’immense territoire de 8 750 km2 du Lac-Burton-Rivière-Roggan-et-la-Pointe-Louis-XIV qui pourrait s’inscrire dans le processus de création d’un parc national en milieu nordique. Ce territoire situé à la jonction de la baie James et de la baie d’Hudson présente des caractéristiques climatiques, floristiques et fauniques uniques à cette latitude.

    La création de ces nouvelles aires protégées permet au Québec d’assurer la protection de milieux naturels exceptionnels sur le plan de la biodiversité. Par exemple, la réserve aquatique projetée de la Rivière-Dumoine couvre 1 500 km2 et protège l’une des dernières rivières naturelles au sud du Québec. Elle offre sur son parcours de 140 km du nord au sud de nombreux rapides, une chute spectaculaire de presque 40 mètres, la Grande Chute, et des falaises impressionnantes allant jusqu’à 170 mètres. La protection de ses rives est aussi riche d’une variété impressionnante d’érables, de pins blancs, d’épinettes noires et de cèdres.

    Autre site naturel exceptionnel maintenant protégé, la réserve de biodiversité projetée des Montagnes-Blanches au nord du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui protègera un territoire de 959 km2 couvert par l’une des dernières grandes forêts intactes et fréquenté par le caribou forestier, maintenant désigné une espèce vulnérable.

    Plus au nord dans la région de la Baie James, le Québec protège un autre territoire de 4 259 km2 très riche aux plans écologique et culturel, notamment pour la communauté crie de Wemindji : la réserve de biodiversité projetée de Paakumshumwaau-Maatuskaau. Une association novatrice entre la communauté crie de Wemindji et l’Université McGill est à l’origine de l’identification de ce territoire à titre de réserve de biodiversité projetée. Les bassins versants de ce territoire sont presque tous à l’état naturel et des fouilles archéologiques ont révélé des traces d’utilisation continue de ce territoire depuis 3 500 ans.

    Dans la région de la Capitale-Nationale, une partie du territoire de la forêt Montmorency devient aussi une aire protégée afin de sauvegarder des secteurs des rivières Noire et Montmorency. En présence du recteur de l’Université Laval, M. Denis Brière, la ministre a souligné la contribution de l’université à l’enrichissement du réseau des aires protégées par la désignation à titre de réserve de biodiversité projetée de ce territoire.

    Source : ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
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