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Les petits États insulaires rejettent l'utilisation du revenu par habitant pour calculer le niveau de développement d'un pays


Compte rendu de la troisième Conférence internationale des Nations Unies sur les petits États insulaires en développement (PEID).

5e & 6e séances plénières du 2 septembre 2014.

Le recours au concept de revenu par habitant pour évaluer le niveau de développement d’un pays et, par conséquent, lui accorder ou non l’accès aux prêts concessionnels a, une nouvelle fois, dominé aujourd’hui, les débats de la troisième Conférence internationale des Nations Unies sur les petits États insulaires en développement (PEID) qui se tiennent depuis le 1erseptembre, à Samoa, petit État insulaire du Pacifique. Convaincu de l’argument de « la vulnérabilité budgétivore », le Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a proposé qu’un « statut spécifique » soit créé pour les PEID sortis de la catégorie des pays les moins avancés (PMA).

Avec ce calcul du revenu annuel par habitant, on voudrait nous faire croire que des pays comme le mien sont aussi riches que la Chine et l’Inde, disait déjà hier le Ministre des affaires étrangères de Saint-Vincent-et-les-Grenadines face à « cette incongruité évidente » dont s’est servie la communauté internationale pour exclure de nombreux pays pauvres de la liste des PMA. Plusieurs des 29 PEID que compte le monde sont désormais classés dans la liste des pays à revenu intermédiaire alors que leur petite taille, leur éloignement des marchés mondiaux et leur grande vulnérabilité aux chocs économiques et naturels exogènes nécessitent des politiques de développement coûteuses et budgétivores...

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