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Évaluation des impacts potentiels sur la pauvreté de la transition vers l'économie verte en Afrique de l'Ouest.


L'économie verte est aujourd'hui perçue comme un moyen de promouvoir le développement durable. Elle est désormais au coeur des débats nationaux et internationaux puisqu'elle permet de créer de façon massive des emplois respectueux de l'environnement mais surtout de lutter contre le changement climatique. Contrairement à l'ensemble du continent africain où on constate une amélioration, dans les pays d'Afrique de l'Ouest, la pauvreté demeure sous toutes ses formes et reste un véritable fléau. En effet, la pauvreté extrême touche environ 40 à 45% de la population de l'Afrique de l'Ouest, même s'il faut cependant noter une grande disparité entre la pauvreté urbaine et la pauvreté rurale. Le milieu rural est en effet le milieu le plus touché par la pauvreté, 70% des pauvres vivant dans une situation d'extrême pauvreté se trouve en milieu rural.

Les Etats de l'Afrique de l'Ouest ont été engagé dans la mise en oeuvre des objectifs de développement du millénaire (OMD) et c'est surtout lors de cet engagement qu'est apparu le désir d'aller vers une économie verte. Quels sont les impacts de l'économie verte sur la pauvreté en Afrique de l'Ouest ?

L'économie verte est perçue comme une opportunité pour les pays ouest-africains d'allier stratégies nationales et programmes régionaux afin de se renforcer dans divers secteurs et d'accélérer la croissance et donc de réduire de manière substantielle la pauvreté. Ainsi les Etats développent des activités à travers des politiques déterminées autour de secteurs clefs représentant le support de l'économie des pays. Les actions relevant de l'économie verte doivent viser des objectifs précis et quantitatifs afin d'avoir un réel impact sur la pauvreté. Tout d'abord, dans le cadre de la sécurité alimentaire, il faut développer et donner appuie aux petites exploitations dont dépendent les personnes les plus pauvres, en promouvant et en diffusant les pratiques durables. Selon une étude du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) faite sur plus de 12 millions d'exploitations dans 57 pays en voie de développement, l'adoption d'approches de protection de ressources comme par exemple l'agroforesterie ou la maîtrise de l'eau et l'intégration de l'élevage entraînerait une augmentation moyenne des rendements de plus de 70% et améliorerait l'offre de services environnementaux essentiels. Ensuite, dans le cadre de l'accès aux services sociaux et aux infrastructures de base, notamment l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. La population pauvre bénéficie d'un accès que très limité à l'eau potable ou salubre, et l'extrême majorité de la population vivant en zone rurale est privée de services d'assainissement adéquats. Depuis 2008, d'importants programmes de réalisation de forages avec des pompes naturelles ont été mis en place, permettant ainsi de favoriser l'accès à l'eau potable et de développer des activités économiques comme le maraîchage. Cela a un impact direct sur les populations et leurs santés, en satisfaisant leurs conditions de vie et en garantissant un niveau sanitaire adéquat. De plus, dans le cadre du développement de l'accès aux services énergétiques, le passage à une économie verte permet l'accès aux énergies modernes au plus de personnes possible, améliorant ainsi les conditions de vie des populations et en favorisant le développement d'entreprises et de structures économiques locales. Les déchets des résidus agricoles et de l'agro-alimentaire servent à la fourniture d'électricité et de combustible domestique. Cependant, il faudrait une plus grande implication du secteur privé et des systèmes réglementaires plus appropriés. Enfin dans le cadre de la formation des ressources humaines. La population en Afrique de l'Ouest est jeune. En effet, 60% de la population a moins de 35 ans. Cependant, cette population est peu qualifiée. Il faudrait davantage développer des formations qualifiantes chez les jeunes, centrées notamment sur les métiers verts, ce qui permettrait d'améliorer leur niveau de formation et surtout de réduire le taux de chômage.

# MOGED

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