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Développement durable du bassin du Fleuve Sénégal – Rapport national d’activités du Projet GEF/BFS



  • Contexte
    Le GEF est une volonté politique des Etats membres de l’OMVS et la Guinée Conakry. L’objectif global du Projet est de fournir un cadre environnemental à la fois participatif et stratégique en vue d’assurer, au plan environnemental, un développement durable du bassin du fleuve Sénégal et de lancer un programme de coopération dans l’ensemble du bassin pour la gestion transfrontalière des terres et des ressources en eau.
    Pour la réalisation de cet objectif de développement, le Projet se propose de renforcer les capacités institutionnelles, tant au plan national que régional, afin de permettre aux institutions concernées de faire face aux problèmes prioritaires de gestion transfrontalière des eaux et de l’environnement du bassin. Cela permettra aux quatre pays riverains du bassin du fleuve Sénégal (la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal) de consolider conjointement les initiatives en cours dans le bassin, d’élaborer une approche régionale participative de la gestion de l’environnement du Bassin et de contribuer à l’utilisation efficace de ses ressources en eau en dégageant des avantages qui dépasseront les frontières nationale des Etats.
    Le Projet a cinq composantes :
    composante 1 : renforcement des capacités de gestion environnementale ;
    composante 2 : gestion des données et des connaissances ;
    composante 3 : analyse diagnostique transfrontalière et plan d’action stratégique ;
    composante 4 : micro subventions - actions prioritaires ;
    composante 5 : programme de participation du public.
    Le lancement du Projet a eu lieu le 21 avril 2004 à Dakar au Sénégal.

    Bilan technique

    D’avril 2004 à ce jour, le Projet GEF/BFS a mené des activités dans toutes ses composantes. Il faut signaler qu’en fin février début mars 2005, un atelier a regroupé l’ensemble des experts nationaux et régionaux du Projet à M’bodène au Sénégal. Cette rencontre a permis d’informer et de faire une mise à niveau du personnel du Projet. Elle a aussi permis de faire le point des actions menées et dégager les stratégies pour impulser une dynamique aux actions à entreprendre dans les différents pays.

    Composante 1

    Dans le cadre de cette composante, une mission d’appui et de suivi des activités s’est rendue au Mali pour assurer la formation et l’appui en matière de gestion administrative et financière et financière, de passation et d’exécution des marchés du 17 au 20 février 2005.
    L’assistant comptable a bénéficié d’un renforcement de capacité par son initiation au logiciel comptable TOM PRO TOM PAIE.

    Composante 2

    Au titre de cette composante, la Cellule nationale a reçu du Haut Commissariat une sollicitation de manifestation d’intérêt pour la sélection des consultants individuels indépendants pour mener les études portant sur :
    la modélisation pluie/débits dans le haut bassin du fleuve Sénégal ;
    l’étude cartographique de la partie guinéenne du Bassin du fleuve Sénégal ;
    la conception d’un système d’alerte précoce pour les inondations dans le haut bassin du fleuve Sénégal ;
    l’évaluation des sites potentiels de microcentrales hydroélectriques de la partie guinéenne du bassin du fleuve Sénégal.
    La Cellule nationale a facilité une mission conduite par l’expert régional chargé de la gestion des données et des connaissances accompagné de consultants (national et international). L’objet de la mission portait sur l’étude comparative des systèmes utilisés par les Etats membres de l’OMVS et l’Organisation elle-même avec l’utilisation du système d’indicateurs mis en place à l’Observatoire. Ils ont séjourné dans le bassin malien du 14 au 25 août 2005.

    Composante 3

    Dans le cadre de cette composante, on peut noter qu’au Mali, les textes qui régissent le comité national de coordination (CNC) et les comités locaux de coordination (CLC) ont été élaborés et adoptés respectivement par les arrêtés interministériels n° 04-2697/MMEE-MATCL-MEA-SG et n° 04-2583/MMEE-MATCL-SG.
    Ces différents textes ont été transmis aux différents préfets qui résident dans le bassin pour information et diffusion auprès des acteurs concernés.
    Mise en place des CLC
    Une mission s’est rendue sur le terrain du 13 juin au 2 juillet pour la mise en place des CLC. Les 10 CLC ont été mis en place et sont fonctionnels.
    A ce jour, une demi douzaine de micro projets envoyés par les CLC a été réceptionnée par la Cellule.
    La composante a connu une évolution sensible pendant le troisième trimestre de l’année 2005. En effet, durant cette période, deux études ont été conduites et un atelier de validation a été tenu.
    Les études menées sont :
    l’évaluation des comités locaux et comité national de coordination dans le cadre du PASIE ;
    l’analyse de la matrice d’impact environnemental transfrontalière du bassin du fleuve Sénégal.
    L’atelier de validation
    Du 9 au 12 octobre 2005, un atelier de validation des études ci-dessus citées a été tenu dans le bassin malien du fleuve Sénégal à Kita. Cet atelier a réuni tous les CLC, le CNC, les structures techniques, l’expert régional de la composante et l’équipe GEF du Mali autour de l’analyse des deux rapports fournis par les deux consultants commis à cet effet. Le rapport dudit atelier a été transmis à la Cellule régionale de gestion du projet (CRGP).
    L’atelier a recommandé l’identification des autres intervenants sur le terrain dans le domaine de l’environnement.

    Composante 4

    En réponse à la correspondance n° 00167/ER/HC du Haut Commissaire de l’OMVS, ayant pour objet l’établissement et la transmission d’une liste de consultants indépendants et d’ONG, une liste restreinte de six (6) consultants indépendants et de six (6) ONG avec leurs CV respectifs a été constitué et transmise au Haut Commissariat.
    Dans le cadre de la collaboration avec les PMF/FEM, la Cellule a facilité la mission de prise de contact de l’expert régional chargé de la composante avec le PNUD-Mali. Cette mission s’est déroulée du 27 au 30 juillet 2005.
    La cellule nationale à travers son expert national en micro subvention a élaboré une stratégie d’intervention sur le terrain. Le draft de la stratégie existe. Cependant, elle n’a pu se développer en raison de l’inexistence au niveau régional d’un plan global et harmonisé d’intervention.
    C’est dans cette perspective que la CRGP a organisé à Saint-Louis du 13 au 17 septembre 2005 un séminaire des experts nationaux en micro projets sur les procédures du Programme de micro financement du Fonds Mondial pour l’environnement (PMF/FEM).
    Mais en attendant, il faut noter que la Cellule a reçu une demi douzaine de proposition de dossiers de projets des différents CLC.

    Composante 5

    Suite à la correspondance n° 01310/ER/HC relative à la proposition de liste restreinte d’institutions aptes à mettre en œuvre le volet « Implication de la communauté scientifique », huit (8) structures de recherche ont été identifiées. Cette liste a été communiquée au Haut Commissariat.
    Une mission de préparation de l’atelier sur l’implication de la communauté scientifique a été effectuée par la coordinatrice UICN du volet participation du public. Au cours de cette mission, les structures identifiées ont été contactées et informées sur le projet.
    Après cette mission, un agenda et des termes de référence de l’atelier national sur l’implication de la communauté scientifique ont été transmis à la Cellule du Mali pour observations et amendements éventuels.
    Atelier sur l’implication de la communauté scientifique :
    La cellule OMVS en rapport avec la représentation UICN du Mali a assuré l’organisation de l’atelier qui a eu lieu du 1er au 3 juin 2005 au Palais des Congrès de Bamako. Une vingtaine de structures, institutions de recherches et ONG, a participé audit atelier. Cet atelier a vu la participation de 3 experts régionaux de la CRGP et la coordinatrice UICN pour le projet.
    Un rapport a été produit à l’issue de cet atelier. Après la tenue de cette rencontre, la Coordination par l’UICN a sollicité la cellule nationale OMVS du Mali pour fournir des information sur des structures scientifiques supplémentaires CIRAD, ABFN, METEO, GRDR, ISH, FAST, FLASH. Ces informations ont été collectées et envoyées à la Coordination UICN.
    Stratégie de Communication du Mali :
    La cellule nationale du Mali a élaboré sa stratégie nationale de communication. Cette stratégie résume la version globale d’intervention au Mali. Elle a été officiellement transmise à la CRGP avec ampliation à l’experte régionale chargée de la composante et la coordinatrice pour l’UICN.
    Atelier d’information des CLC :
    Une mission conduite par la coordinatrice pour l’UICN, composée de l’experte régionale en communication et participation du public, de la cellule nationale, s’est rendue du 18 septembre au 2 octobre 2005 dans les CLC de Kita, Kolokani, Diéma, Kayes et Kati. L’objectif de cette mission était d’informer les CLC et le CNC sur le projet et la composante 5, d’échanger avec les CLC sur les objectifs de la démarche de la participation du public.
    Ces rencontres d’information ont porté sur 3 axes principaux :
    présentation de l’OMVS : création, mission, réalisation et perspective ;
    présentation du GEF/BFS ;
    présentation du processus participation et échanges.
    Le rapport de cette mission a été élaboré et mis à la disposition de la CRGP par la coordinatrice pour l’UICN. Pour des impératifs de calendrier, 5 autres CLC n’ont pas bénéficié de ces rencontres d’information. Ils feront l’objet d’une planification ultérieure.

    Identification des médias :

    Dans la perspective des activités d’information et de sensibilisation sur le programme, la cellule nationale du Mali a procédé à l’identification des médias au plan national et local. Un répertoire des médias (radios, journaux et télévision) a été constitué.

    Bilan administratif et financier

    Le bilan administratif et financier se présente comme suit :
    Recrutement du personnel :
    Dans le cadre du recrutement du personnel, il faut noter, le pourvoi de tous les postes prévus. Il s’agit des deux experts nationaux (en micro subvention et en information et participation du public), de l’assistant comptable et financier.
    Le personnel d’appui est composé de :
    une secrétaire,
    un planton,
    deux chauffeurs.
    Les dossiers individuels ont été constitués pour chaque agent (fourniture des dossiers administratifs, affiliation du personnel à l’INPS) conformément aux différents manuels de procédures administratives et comptables.
    Il faut cependant noter que la couverture médicale n’a connu aucun début d’exécution. Trois offres de prestation ont été envoyées dans ce sens à la CRGP sur sa demande depuis le 29 juin 2005. La coordination nationale attend l’avis de la CRGP.
    Patrimoine du projet :

    Bureautique et informatique :

    L’expert en information et participation du public, l’expert en micro subvention et l’assistant comptable ont été équipés en matériels informatiques et bureautiques. Il faut cependant noter que l’équipement bureautique de l’expert en micro subvention n’est pas encore acquis.
    Des consommables bureautiques et informatiques ont été acquis.
    Un climatiseur mono bloc de puissance 1,5 CV a été acheté pour l’expert en information et participation du public.
    Matériel roulant :
    L’équipe du projet a reçu deux véhicules en 2005.
    En janvier 2005, elle a réceptionné un véhicule TOYOTA PRADO station wagon.
    En mars 2005, elle a réceptionné un véhicule NISSAN double cabine Pick up.

    Gestion financière

    La Cellule a procédé à l’application des manuels de procédures administratives et comptables notamment la gestion du personnel, la gestion des fournitures de bureau, la gestion du carburant, les achats, l’état de rapprochement bancaire, les états d’exécution budgétaire, les grands livres et balance des comptes avec l’utilisation des comptes annotés du SYSCOA.
    Avec l’installation du logiciel TOMPRO TOMPAIE, la gestion de la comptabilité se déroule correctement avec un bon suivi budgétaire et une trésorerie convenable et surtout une bonne structuration des composantes par activités du projet.
    Il faut cependant signaler qu’une formation supplémentaire s’avère nécessaire pour une gestion plus rigoureuse et plus adéquate du projet afin de faciliter la consolidation tant souhaitée par la CRGP.

    Gestion budgétaire

    Le budget de la Cellule est essentiellement composé des approvisionnement reçus du Haut Commissariat. Pour plus d’efficacité, il est souhaitable que tous les approvisionnements se fassent dans les délais requis, notamment les salaires du personnel d’appui doivent être transférés en même temps que les autres salaires afin d’éviter les contradictions sur les périodes.
    Il est vivement recommandé de revoir la fréquence des approvisionnements. Une périodicité semestrielle est mieux indiquée.

    Gestion comptable

    Les états financiers ont été élaborés suivant les dépenses prévues par le budget et selon les sources de financement (Banque Mondiale, PNUD, Contre Partie).
    Les états financiers et pièces justificatives originales de chaque mois sont envoyés au plus tard le 15 du mois qui suit le mois concerné.
    Prévisions non exécutées
    Dans l’exécution du Projet GEF/BFS au niveau de la cellule du Mali, certaines rubriques n’ont pas connu un début d’exécution, d’autres insuffisamment exécutées. Il s’agit de :
    la couverture médicale du personnel (réaction de la CRGP attendue après envoi des dossiers) ;
    les frais de communication des experts (non budgétisés selon la CRGP) ;
    les équipements complémentaires des bureaux (climatiseurs, moquettes, etc.) non budgétisés selon la CRGP ;
    la dotation au titre des dépenses courantes (dotation irrégulièrement fournie par la CRGP) ;
    le fonctionnement des véhicules (dotation irrégulièrement fournie par la CRGP).

    Conclusion

    Le projet GEF suit son cours normal. Cependant, il faut signaler que le début a été très timide pour diverses raisons. Des lueurs de relances ont été perceptibles vers la fin du 1er semestre de l’année 2005 avec la mise en route de certaines activités des composantes 2, 4 et 5.
    Cette dynamique s’est poursuivie au second semestre avec notamment la mise en route des activités des composantes 3 et 5. La relance des activités de la composante 4 se matérialisera avec la relecture du manuel de procédure de micro subvention et la formation des experts nationaux aux procédures de micro financement du FEM.
    En perspective, le respect de la feuille de route issue du séminaire de Saint-Louis sur les micros subventions, la mise en oeuvre de la campagne de communication, augurent un bon lendemain pour le projet GEF/BFS.
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