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Interdiction des sachets plastiques non biodégradables (Burkina Faso)



  • Le Ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) a organisé une rencontre avec la population de la région de l’Est sur la gestion des déchets plastiques à Fada N’Gourma, le mardi 19 août 2014.

    Selon le MEDD, l’analyse de la problématique de la gestion des déchets plastiques fait apparaitre que la production et l’utilisation des sachets plastiques dans les pays en voie de développement comme le Burkina Faso va contre les efforts consentis dans ce sens. C’est pourquoi le département a élaboré un projet de loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des sachets ou emballages plastiques non biodégradables. Une loi qui a été adoptée à l’unanimité des votants par l’Assemblée nationale lors de sa plénière du 20 mai 2014.
    Dans le souci d’expliquer cette nouvelle mesure aux populations de la région de l’Est et de solliciter leur adhésion au projet afin de lui garantir le succès, le ministère en charge de l’environnement a initié une rencontre à Fada N’Gourma le 19 août 2014. A l’occasion, les autorités locales (secrétaire général de région, hauts-commissaires, maires …) ont pu échanger en direct avec la mission et exposer leur point de vue sur la question. Il a été signifié aux participants qu’il y a un autre texte réglementaire portant sur la taxation des articles en plastiques qui ne sont pas touchés par cette loi pour une meilleure gestion des déchets plastiques dont les conséquences ne sont plus à démontrer. En effet, il est ressorti du discours du ministre de l’environnement et du développement durable, prononcé par le secrétaire général de la région de l’Est, Anatole Yabré, que la mortalité du bétail liée aux déchets plastiques est de l’ordre de 30% au Burkina Faso. A cela s’ajoutent d’autres inconvénients comme l’imperméabilité des sols, l’obstruction des caniveaux, la dégradation de la qualité de l’air, les maladies cardio-vasculaires liées à l’émission de polluants, etc. A court terme, a indiqué le discours du ministre, les mesures prises par le gouvernement visent à éliminer les déchets plastiques et à mobiliser les fonds (à travers la taxation) pour la collecte et le traitement des déchets plastiques de toute sorte. Déjà, une équipe est mise en place à la direction régionale de l’environnement et du développement durable pour procéder à l’achat des déchets collectés. Le kilogramme est fixé à 125 F CFA si le produit est de bonne qualité.
    Il a été aussi signalé qu’il existe des alternatives à l’usage des sachets plastiques non biodégradables. Plusieurs promoteurs burkinabè, a-t-on noté, fabriquent des sacs en tissus, en papiers et de sachets biodégradables pouvant pallier la situation.
    Pour le secrétaire général de la région, Anatole Yabré et le maire de la commune de Fada, Moumouni Kocty, la loi est la bienvenue. Pour cela, ils ont tous salué à sa juste valeur l’initiative du ministère de l’environnement et du développement durable.
    Source AIB

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