Les villes et leurs habitants sont les principaux facteurs du
réchauffement climatique, mais ils offrent également le meilleur moyen
de ralentir ce phénomène et d'en atténuer les effets, selon l'édition
2009 du Little Green Data Book. Ce petit livre vert, qui est
une compilation annuelle des statistiques relatives à l'environnement,
a été rendu public ce jour par la Banque mondiale à l'occasion de la
17ème session de la Commission des Nations Unies sur le développement
durable.L'édition 2009 de cet ouvrage indique que les villes constituent un facteur déterminant du changement climatique dans la mesure où l'essentiel de l'activité économique se déroule en milieu urbain. Les centres urbains connaissent ainsi une relative affluence, laquelle contribue à accroître les niveaux d'émission de gaz à effet de serre - l'une des raisons pour lesquelles jusqu'ici la production de ces gaz dans les pays développés est supérieure à celle des pays en développement. Mais l'activité économique gagne de l'ampleur à mesure que l'urbanisation progresse à travers le monde : on estime à 70 % la population de la planète qui vivra dans les villes d'ici 2050.
Si les modèles de consommation de l'énergie n'évoluent pas, les émissions de gaz à effet de serre augmenteront sensiblement, les villes tirant près de 72 % en moyenne de leur énergie du charbon, du pétrole et du gaz naturel - elles sont également les principaux utilisateurs des énergies renouvelables, mais ces dernières ne constituent qu'une infime partie de la consommation énergétique totale. Il convient toutefois de souligner que les habitants des centres urbains, à plus forte densité de population, émettent en moyenne 30 à 50 % moins de GES que leurs voisins des banlieues.
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