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L'énergie renouvelable en Tunisie : Entre réalité et fiction



  • Les combustibles fossiles sont le type d’énergie le plus utilisé en Tunisie avec 70% de la consommation totale d’énergie nationale. Tunis, Sousse et Bizerte figurent parmi les villes africaines où il est difficile de respirer un air sain, selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé. Les émissions constituent un danger réel pour l’environnement et donc la santé publique. Selon Rafaa Mraihi, le secteur de transport consomme 45% de la production totale de combustibles fossiles. C'est le deuxième consommateur d’énergie après le secteur industriel. Un réseau national de surveillance de la qualité de l’air, crée en 1996 au sein de l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement est un système qui prend connaissance de la qualité de l’air quotidiennement dans les zones les plus touchées par cette pollution. Ce réseau contribue à l’aide à la décision par l’élaboration et la mise en œuvre de plans de conservation de la qualité de l’air et les procédures d’alerte en cas de périodes de pollution. Pour résoudre ces problèmes, le mouvement écologique s’est globalement tourné vers une solution : les énergies renouvelables. Elles sont les plus propres du point de vue climatique. Et de toute façon, en plus d’être catastrophiques du point de vue environnemental, les énergies fossiles n’ont plus d’avenir à moyen terme car les réserves s’épuisent.

    Le plan énergétique de la Tunisie est confronté à des défis multidimensionnels : stratégique, économique, sociétal, environnemental et même politique. En conséquence, une nouvelle vision prospective globale est mise en place. Le gouvernement tunisien accorde le feu vert à des projets d’énergie renouvelable (l’énergie éolienne, l’énergie solaire, l'énergie marine, l’hydraulique ou encore la biomasse) d’un ensemble d’investisseurs internationaux. La Tunisie figure parmi les meilleurs 3 pays arabe (Egypte – Les Emirates arabes unis – Tunisie)  en matière de promotion des énergies renouvelables. En effet, selon la banque mondiale ce trio rabe réalise durant les sept dernières années, des progrès remarquables dans le domaine du développement des énergies renouvelables. C’est la résultante d’encouragement de secteur privé à investir dans les énergies renouvelables. Mais les polémiques sur l’annonce du chef du gouvernement ne cessent à s’augmenter jusqu’à présent.C’est un projet qui demande du temps et particulièrement un vrai investissement politique et économique, un véritable choix qui implique tout le monde, du consommateur en passant par les grandes et les petites entreprises et les pouvoirs publics.

    L’énergie renouvelable ouvre des opportunités économiques et surtout environnementaux. Mais ces efforts ne compensent pas l’augmentation de la pollution atmosphérique engendrée par l’utilisation des ressources non renouvelables en plus cette énergie n’est pas 100% propre.

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