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Pas d'étiquette pour OGM...



  • Au Québec, en 2004, la Commission de l'agriculture, des pêcheries et de l'alimentation recommandait que l’étiquetage des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) soit obligatoire. Parallèlement, la loi adoptée par le gouvernement canadien de la même époque se contentait de permettre aux fabricants alimentaires d’indiquer la présence d’OGM et fixait un seuil de tolérance de 5% d’OGM. C’est-à-dire qu’un aliment comportant 5% ou moins d’OGM n’a pas à porter la mention « contient des OGM ».

    Deux ans plus tard, aucun aliment n’est identifié comme contenant des OGM au Québec. Pourtant, selon un sondage mené en 2004, suite à l’adoption de la loi canadienne volontariste, 83% des CanadienNEs et 91% des QuébécoisEs souhaitaient que l’étiquetage des aliments contenant des OGM soit obligatoire.

    Des organismes regroupés au sein du Réseau québécois contre les organismes génétiquement modifiés recommandent que la province adopte son propre système d’étiquetage obligatoire. Une quarantaine de pays posséderait déjà un tel système, et avec des seuils de tolérance de 1%. La norme européenne réglementant les OGM alimentaires instaure même un système de traçabilité des aliments qui permet un contrôle de la justesse de l’étiquetage.

    Mais un éventuel étiquetage inquiète les industries alimentaires; la mention OGM pourrait déplaire aux consommateurs. Ces jours-ci, ces fabricants d’aliments font pression contre l’étiquetage par une lettre aux députés. Ils soutiennent que l’étiquetage obligatoire des OGM serait problématique, puisqu’il requerrait de retracer l’origine de tous les ingrédients d’un produit. Des ateliers de formation et d'échange pourraient être organisés, entre les fabriquants d'aliments du Québec et ceux australiens, européens ou autres!
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