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Décret Tertiaire : les organismes se mobilisent



  • L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a mis au point une plateforme de supervision énergétique entrant en corrélation avec le décret tertiaire. De son côté, le Syndicat professionnel des entreprises de la transition énergétique et numérique (SERCE) a proposé 3 mesures pour réussir la transition énergétique du parc tertiaire.

    L’Ademe exemplaire sur le décret tertiaire

    L’agence se montre exemplaire en déployant une plateforme de supervision énergétique et environnementale sur l’ensemble de ses bâtiments. Celle-ci est fournie par la société Energisme. Elle entre dans le cadre du décret tertiaire qui, pour rappel, fixe un objectif de réduction des consommations de 40% d’ici 2030, 50% d’ici 2040 et 60% d’ici 2050. La plateforme permet de collecter en quelques jours l’ensemble des données énergies et fluides de grands patrimoines immobiliers et sans aucune instrumentation.

    Avec ce dispositif, l’Ademe va même au-delà des objectifs fixés par le décret. En effet, l’agence a décidé d’étendre cette solution à ses bâtiments dont la surface est inférieure à 1 000 m². Ainsi, l’Ademe démontre que des solutions innovantes et faciles à mettre en place existent.

    Pour suivre l’atteinte des objectifs de réduction des consommations des bâtiments tertiaires entrant dans le cadre du décret, l’Ademe et la société Energisme maintiendront leur collaboration afin de permettre l’automatisation du transfert des données vers la plateforme OPERAT.

    3 mesures proposées par le Serce pour réussir la transition énergétique du parc tertiaire

    À l’issue des consultations publiques de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPA) et de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), le Syndicat professionnel des entreprises de la transition énergétique et numérique (Serce) a proposé 3 mesures visant à enrichir les orientations du gouvernement concernant la consommation énergétique du parc tertiaire. Ces recommandations proviennent d’une étude réalisée par l’organisme : « L’électricité au cœur du bâtiment performant, au service de l’usage : une réponse aux enjeux énergétique, climatique et numérique ».

    Le Serce propose donc :

    • D’intégrer une obligation minimale d’équipement de suivi des consommations énergétiques en auditant les différents postes de consommation pour comprendre puis adopter les démarches d’efficacité énergétique de façon personnalisée
    • De généraliser le Contrat de performance énergétique (CPE) qui constitue une bonne manière de réaliser des opérations de rénovation qui intègrent un engagement réel et mesurable dans la durée. Il permet en moyenne d’atteindre 20% d’économie d’énergies
    • D’augmenter le seuil de participation au guichet ouvert pour les installations photovoltaïques en autoconsommation en le passant de 100 à 150 kW. Cela éviterait de passer par des appels d’offres

    En attendant la sortie des derniers textes de loi devant mettre en application le décret, l’Ademe et le Serce donnent des pistes pour commencer à travailler sur l’atteinte des objectifs.

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