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L'atelier régional de formation le support méthodologique pour l'élaboration des Contributions Prévues Déterminées au niveau National (CPDN) dans le cadre d'un processus national i


 

Extrait de l'allocution de M. Souleymane DIALLO le Directeur de cabinet réprésentant

le  Ministre de l'Environnement et du Developpement Durable

 

 

Madame la Directrice de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable,

Monsieur le Représentant du Bureau Régional de l’OIF pour l’Afrique de l’Ouest,

Madame le Représentant de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest,

Monsieur le coordonnateur du Partenariat régional de conservation de la zone côtière et maritime (PRCM),

Mesdames et Messieurs les délégués des pays,

Chers Partenaires Techniques et Financiers,

Mesdames et Messieurs les formateurs,

Distingués invités

 

C’est pour moi un honneur et un réel plaisir au nom du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Son Excellence Monsieur Abdoulaye BALDE, de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue au Sénégal, à l’occasion de la tenue l’atelier régional de formation sur « le support méthodologique pour l’élaboration des Contributions Prévues Déterminées au niveau National (CPDN) dans le cadre d’un processus national inclusif et multi-acteurs ». Cet atelier de trois jours, permettra de renforcer les capacités des acteurs sur la mise en œuvre des CPDN, de mettre à leur disposition les outils nécessaires pour évaluer leurs besoins, de déterminer les inventaires des émissions, de partager les expériences des pays sur les processus nationaux d’élaboration des CPDN.

 

Je remercie l’Organisation Internationale de la Francophonie à travers son organe technique, l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) d’avoir initié cette importante rencontre sous la demande des pays en développement francophones afin de les soutenir dans la préparation de leurs Contributions Prévues Déterminées au niveau National.

Permettez aussi de souhaiter la bienvenue aux représentants des organisations internationales et nationales, des partenaires techniques et financiers, sans oublier les experts et cadres de l’administration des pays concernés notamment : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Libéria, le Mali, le Maroc, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sierra Léone, Togo, Tunisie. Leur présence témoigne de l’intérêt qu’ils portent à cette formation, fort importante pour l’élaboration des contributions nationales pour la COP de Paris, événement décisif pour le futur régime climatique, attendu par le Monde Entier.

Honorables invités,

Mesdames/Messieurs,

D’après le 5ème rapport du Groupe Intergouvernemental des Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC), le monde est actuellement sur une trajectoire très dangereuse et l’Afrique est le continent le plus vulnérable face aux stress et chocs climatiques. Cependant, d’après le rapport, il est possible de limiter la hausse de température à 2°C d’ici 2050, si tous les pays acceptent d’être unifiés par un accord contraignant et ambitieux en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

En effet, la conférence de Durban en 2011, a permis de sceller en partie cette ambition à travers la mise en place d’une plateforme de travail qui se devait de mettre en place les mécanismes pour combler l’écart d’émission pré-2020 mais également définir les engagements à prendre pour le post 2020.

 

Ainsi, à la conférence de Varsovie en 2013, les pays Parties ont été conviés à la préparation de leurs contributions nationales et de leurs contributions pour rester maintenir une température globale de 2°C.

Les Contributions déterminées au niveau national doivent refléter les réalités, les priorités, les besoins et les capacités de chaque pays. Elles représentent le modèle de développement approprié pour passer rationnellement vers une trajectoire de développement moindre en émissions en carbone et résiliente aux impacts des changements climatiques.

Le contenu des contributions devra porter sur les actions d’atténuation et d’adaptation, les besoins en renforcement de capacités, le transfert de technologies, les financements nationaux et internationaux ainsi que des dispositions de MRV (Mesure, rapportage et vérification) qui seront nécessaires pour assurer l’atteinte des objectifs internationaux face aux changements climatiques.

Toutefois, Il est impératif que les pays en développement renforcent les mesures d’adaptation par le biais de l’accord de Paris à travers la mise en œuvre des plans nationaux d’adaptation. Cette approche sur l’adaptation est peu étudiée, l’Afrique se doit de veiller à sa considération à travers ces engagements de contributions ; Ainsi , je félicite l’IFDD pour avoir introduit, la question de l’adaptation dans la formation sur les CPDN.

Les Gouvernements ont convenu de soumettre leurs contributions en amont à la conférence de Paris au plutard, le 31 Mars 2015 pour les pays développés et le 1er Octobre pour les pays en développement (pays émergents ainsi que les pays les moins avancés et vulnérables).

A ce titre, sur les 195 Parties à la Convention, 7 pays ont livré leurs plans d’actions climat pour l’accord de Paris à la période du 1er Avril 2015. Il s’agit notamment de l’Union Européenne, du Mexique, de la Norvège, de la Suisse, de la Russie, des Etats Unis et du Gabon.

Je salue à cet effet la soumission de la contribution de notre pays frère, le Gabon, pour l’initiative prise au nom de tout son peuple et faisant ainsi l’honneur à toute la nation africaine d’être le premier pays du continent à répondre à son engagement pour l’accord de Paris.

Distingués invités ;

 

Mesdames/Messieurs,

Les pays développés se sont engagés à mobiliser auprès de diverses sources au moins 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour soutenir l’action climatique dans les pays en développement. Au regard de cet engagement, le fonds vert climat a pu capitaliser 10,2 milliards de dollars en décembre 2014.

Cependant, le rapport du PNUE indique que près de 500 milliards de dollars par an doivent être investis par les pays en développement comme investissement additionnel pour une approche transformationnelle de leurs économies vers la neutralité carbone. Il faudrait donc que nos pays puissent se préparer à des arrangements institutionnels pour mobiliser leurs financements propres et capter les financements bilatéraux et multilatéraux additionnels dont le Fonds Vert Climat.

Je magnifie à cet effet les sept premières organisations accréditées par le conseil du fonds vert pour le climat (FVC) particulièrement le Centre de Suivi Ecologique du Sénégal. J’encourage les autres pays à utiliser ces entités pour répondre à leurs engagements nationaux. Les CPDNs devront être construits dans l’optique de mettre en œuvre dans le court et moyen terme, des politiques, des plans et des programmes favorables à la lutte contre la pauvreté et préservant les communautés vulnérables contre les impacts néfastes des changements climatiques.

 

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