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Le secteur agropastoral promu dans la loi de Finances 2017 au Cameroun


À l’aune de l’agriculture de seconde génération au Cameroun, les pouvoirs publics ne ménagent aucun effort pour prendre des mesures susceptibles de booster ce secteur d’activité.

À preuve, la loi de Finances en vigueur depuis le 1er janvier 2017 accorde un traitement particulier aux entreprises ayant pour activités l’agriculture, l’élevage et la pêche.

En effet, l’article 122 de la loi n°2016/018 du 14 décembre 2017 portant loi de Finances 2017 dispose que les entreprises ayant pour activités l’agriculture, l’élevage et la pêche, bénéficient des avantages fiscaux suivants :

«- dispense des charges fiscales et patronales sur les salaires versés aux ouvriers agricoles saisonniers par les exploitants individuels ;

-  exonération des droits de la TVA sur l’achat des pesticides, des engrais et des intrants utilisés par les producteurs, ainsi que des équipements et matériels de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche… ;

-  exonération des droits d’enregistrement des mutations de terrains affectés à l’agriculture, à l’élevage et à la pêche ;

-  exonération des droits d’enregistrement des conventions de prêts destinées au financement des activités agricoles de l’élevage et de la pêche ;

-  exonération de la taxe foncière des propriétés appartenant aux entreprises agricoles, d’élevage et de pêche, et affectées à ces activités, à l’exclusion des constructions à usage de bureau».

Bien plus, ce texte exonère les tracteurs agricoles des droits d’accise.

D’après les données disponibles ces dernières années, les activités agricoles qui intègrent les cultures de rente (cacao, café, banane, palmier à huile, coton, canne à sucre, hévéa) et vivrières (banane plantain, maïs, riz, manioc…) représentent moins de 30% du PIB, alors même qu’elles occupent 70% environ de la population active camerounaise, avec d’importantes terres arables.

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