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Les initiatives de l'OMM en milieu polaire mises en évidence lors de l'Assemblée d'Arctic Circle



  • Les initiatives mises en œuvre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans l’Arctique en vue de renforcer l’observation et la prévision du temps, du climat et de la glace en réponse à l’évolution rapide du climat dans les régions polaires seront mises en évidence lors de l’assemblée d’Arctic Circle qui se tiendra en Islande.

    Le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, se joindra à d’éminents experts mondiaux lors d’une séance plénière organisée le premier jour de l’Assemblée, le 13 octobre, sur le thème suivant: Mutations dans l’Arctique: observer et faire face.

    Organisée à Reykjavik, l’Assemblée d’Arctic Circle est le plus grand rassemblement international annuel consacré à l’Arctique. Plus de 2 000 personnes y participent, dont des dirigeants politiques, des chefs d’entreprise, des scientifiques, des spécialistes de l’environnement et des représentants des peuples autochtones, issus d’une cinquantaine de pays.

    L’impact du réchauffement planétaire dû aux émissions de gaz à effet de serre est plus fort dans l’Arctique que quasiment partout ailleurs. L’Arctique se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste du monde, ce qui entraîne une diminution de la couverture de neige et de glace et la fonte des glaciers.

    «Ce qui se passe dans l’Arctique a des effets sur la planète entière» a souligné le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

    «On pense que le réchauffement des masses d’air arctique et le recul de la banquise perturbent la circulation océanique et le courant-jet, ce qui pourrait avoir des conséquences sur les conditions météorologiques et climatiques dans des pays où vivent des centaines de millions de personnes» a-t-il ajouté.

    L’Arctique est devenu plus accessible en raison de l’évolution rapide du climat, ce qui entraîne une augmentation des activités humaines dans des secteurs comme le transport, le tourisme, la pêche et l’extraction et l’exploitation de ressources naturelles.

    «La diminution de la glace n’est pas synonyme de réduction du danger» a précisé M. Taalas. «Il n’y a plus de temps à perdre: nous devons améliorer les services et les prévisions météorologiques et climatiques relatifs aux océans et à la glace pour réduire les risques pour l’environnement et la société, notamment les modes de vie traditionnels, et améliorer la gestion de la sécurité dans les régions polaires» a-t-il ajouté.

    Les avancées réalisées dans le domaine de la prévision météorologique, qui sont considérées comme allant de soi partout ailleurs, s’adaptent difficilement au rythme rapide des changements auxquels l’Arctique fait face. L’Arctique est l’une des régions pour lesquelles les données d’observation sont rares, en raison de l’environnement hostile, de la difficulté d’accès et des coûts élevés liés aux observations. Or ces facteurs entravent le développement des services qui sont nécessaires pour s’adapter aux bouleversements de nature sociale et environnementale.

    La séance plénière organisée par l’OMM mettra en contact des dirigeants clés de la communauté internationale qui se pencheront sur les thèmes suivants:

    • Éléments scientifiques sous-tendant la météorologie et les prévisions climatologiques dans l’Arctique;
    • Sécurité dans l’Arctique;
    • Compréhension actuelle des processus physiques qui ont des effets sur les écosystèmes et initiatives de préservation mises en œuvre dans la région ;
    • Appui à un plan d’investissement pour les services d’observation et de prévision climatologiques, et élaboration de ce plan.

    M. Taalas mettra en avant les initiatives de l’OMM consacrées à l’Arctique, y compris l’Année de la prévision polaire. Initiative en cours axée sur la collaboration au sein d’un vaste réseau international et pluridisciplinaire rassemblant des scientifiques et des centres de prévision opérationnelle, l’Année de la prévision polaire prévoit un calendrier intense d’activités liées à l’observation et à la modélisation dans l’Arctique et dans l’Antarctique.

    Des campagnes coordonnées sur le terrain de mi-2017 à mi-2019 permettront d’accroître la fréquence des observations dans les deux régions polaires. Pendant des périodes d'observation spéciale, le nombre d’observations de routine, par exemple via des lâchers de ballons depuis les stations météorologiques et la mise à l’eau de bouées depuis des navires de recherche, sera augmenté; des missions satellitaires et des campagnes aéronautiques coordonnées seront menées; et de nouvelles stations météorologiques automatiques seront installées dans diverses zones des pôles.

    Pendant l’Année de la prévision polaire, une attention spécifique sera portée aux capacités de prévision des glaces de mer. À des échelles de temps relativement courtes, l’accent sera mis sur les zones de forte convergence des glaces, les informations sur la glace jouant un rôle important dans la sécurité de la navigation maritime. À l’échelle mensuelle et saisonnière, il s’agira de la prévision de l’état des glaces de mer sur la route maritime du Nord et dans l'océan Austral.

    La séance plénière du 13 octobre sera animée par David Eades, de la BBC. Elle comprendra une courte vidéo d’introduction dans laquelle interviendra S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.

    Interviendront également:

    • Kelly Falkner, Directrice, Bureau des programmes polaires, National Science Foundation (NSF), États-Unis d’Amérique;
    • Larry Hinzman, Vice-Président, Comité scientifique international de l'Arctique (IASC);
    • Marianne Kroglund, présidente, Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique (AMAP), Conseil de l’Arctique;
    • Andrea Tilche, chef, Unité Action pour le climat et observation de la Terre, Commission européenne.

    Communiqué de l'OMM

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