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Le futur climat de Montréal en proie à d'intenses variations



  • Un orage éclate sur le Mont-Royal, alors que le soleil brille dans le quartier Rosemont : la météo n’est pas toujours la même d’un bout à l’autre de Montréal, et cette « variabilité spatiale » devrait s’accentuer dans les années à venir.

    C’est ce que prévoient des chercheurs de l’Université Concordia, à Montréal, dans une étude publiée dans Sustainable Cities and Society.

    Pour prédire la météo du futur, ils ont d'abord compilé les données enregistrées dans huit stations météorologiques du Grand Montréal de 1950 à 2006. Ils ont ensuite comparé cette réalité aux données à échelle réduite de la NASA, les NEX-GDDP. Cet outil permet de modéliser avec précision les variations climatiques à long terme à l’échelle d’une ville. Après quelques ajustements, ils ont finalement utilisé l’outil pour modéliser l’évolution du climat montréalais jusqu’en 2099.

    « Nous avons utilisé les projections de la NASA pour comprendre la tendance évolutive du climat de Montréal », explique Ali Nazemi, professeur à l’Université Concordia en génie civil et environnemental.

    « Le climat de la région va continuer à changer à un rythme plus rapide et plus intense », avertissent les auteurs de l’article.

    Il faut donc s’attendre à plus de précipitations, plus de températures extrêmes, mais aussi plus de différences entre les différents quartiers ou banlieues. Des constats qui devraient être pris en considération pour adapter les infrastructures, estiment les chercheurs.

    « Par exemple, un réseau d’égout conçu pour prévenir les inondations au centre-ville de Montréal n’y parviendra peut-être pas à Dorval », détaille M. Nazemi dans un communiqué.

    « Le changement climatique est déjà, et continuera d'être l'une des principales menaces environnementales pour les villes de par le monde", expliquent les auteurs. Ils espèrent alerter d'autres villes sur la variabilité spatiotemporelle urbaine, qui pourrait influencer la gestion de l'eau en ville, qu'il s'agisse de consommation, de gestion de risques de sécheresse ou d'inondations.

    Source: Québec Science

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