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One planet summit : le Maroc appuie le Fonds bleu pour le Bassin du Congo


En marge du sommet international sur le climat "One Planet Summit", tenu mardi dans la capitale française, le Maroc a annoncé qu’il accompagnera la mise en œuvre du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, à travers le Centre de Compétences Changement Climatique du Maroc (4C Maroc ). La révélation a été faite par Mme El Ouafi, ministre marocaine en charge de l’environnement. La nouvelle a naturellement été bien acceuillie par le gouvernement congolais, porteur du projet.

Par la voix d’Arlette Soudan-Nonaul, ministre congolaise de l’Environnement et du Tourisme, qui co-présidait avec El Ouafi, un side event relatif au fonds bleu, le Congo a rappelé que l’initiative du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, portée lors de la COP 22 à Marrakech, a pour ambition de redéfinir les bases d’une économie collaborative associant exploitation raisonnée des forêts et gestion durable des eaux des côtes maritimes, du fleuve Congo et de ses affluents.

Le Fonds bleu pour le Bassin du Congo est un fonds international de développement qui vise à permettre aux États de la sous-région du Bassin du Congo de passer d’une économie liée à l’exploitation des forêts à une économie s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestion des eaux, et notamment de celle des fleuves. L'accord portant création de ce fonds a été signé par douze pays de cette sous-région le 9 mars 2017 à Oyo en République du Congo

Ce Fonds a également pour objectifs de promouvoir "l’économie bleue" du Bassin du Congo, avec un principe de gestion communautaire et régionale qui implique douze pays – Angola, Burundi, Cameroun, République du Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Centrafrique, République démocratique du Congo, Rwanda, Tanzanie, Tchad et Zambie -, pays dans lesquels seront développés des projets dans les secteurs clés de l’agriculture bio, l’écotourisme, l’artisanat traditionnel, l’énergie, avec l’objectif de renforcer les économies durables de la région et d’offrir une alternative à la déforestation. D’autres financements, notamment ceux en provenance de pays les plus polueurs sont attendus.

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