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Burkina Faso: Lutte contre la pauvreté pour un développement durable



  • La 2e session ordinaire de l’année 2006 du Conseil économique et social (CES) a débuté, le mardi 21 novembre. Elle sera consacrée à l’examen de «la stratégie nationale de microfiance», un thème qui fait, en ce moment, l’objet de réflexion au niveau des institutions similaires.
    S’il y a une chose sur laquelle l’ensemble des acteurs du développement semble s’accorder c’est bien que la microfinance constitue aujourd’hui un outil efficace de consolidation de l’économie domestique et de réduction de la pauvreté. Aussi le Conseil économique et social (CES) va-t-il y consacrer du 21 novembre au 5 décembre, sa deuxième session ordinaire de l’année 2006.
    Il s’agit, selon le président Thomas Sanon, de permettre à la société civile et aux organisations socioprofessionnelles à travers le CES, «de participer pleinement à la réflexion, jamais épuisée, sur la conduite, le suivi et l’évaluation des politiques et stratégies susceptibles d’ouvrir de réelles
    perspectives de réduction de la pauvreté et propres à impulser une dynamique forte de développement soutenu au profit des populations».

    L’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie nationale de microfinance s’inscrit donc dans cet élan nouvel consistant à encourager des politiques économiques nouvelles et innovantes en matière de lutte contre la pauvreté, étant donné que les politiques précédentes se sont soldées parfois par des échecs cuisants. «La communauté humaine, malgré l’immensité des moyens qu’elle est en mesure de mobiliser, fait le constat, chaque jour que Dieu fait qu’une partie de plus en plus importante de ses membres devient pauvre, de plus en plus pauvre», a souligné le président Thomas Sanon. Au Burkina Faso, la situation n’est guère meilleure. En effet, malgré l’accroissement du produit intérieur brut d’environ 3% entre 1980 et 1990 et de 5% en moyenne de 1990 à 1988, on constate que la proportion de la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté est estimée à plus de 40%.

    Aussi le rôle des membres du CES sera-t-il au cours de cette session, d’apprécier la stratégie proposée par le gouvernement dans le cadre de la microfinance, de la critiquer de façon constructive et d’identifier des «actions alternatives, correctives ou complémentaires», pour une plus grande efficacité.

    Les stratégies préconisées pour promouvoir la microfinance et favoriser la croissance sont-elles pertinentes ? Les objectifs fixés sont-ils réalistes ou ambitieux ? Quelle structure de coordination et de suivi-évaluation convient-il de mettre en place ? Et quel rôle le CES peut-il jouer dans la mise en œuvre et le suivi de cette stratégie ? Ce sont entre autres, les questions auxquelles les conseillers devront trouver des réponses à l’issue des travaux de cette deuxième session ordinaire.
    D’ores et déjà, le CES, en guise de contribution, est en train de mettre en place un fonds de lutte contre la pauvreté. A en croire le président Thomas Sanon, les guichets pourront s’ouvrir dans deux ou trois mois, le projet étant à sa phase d’opérationnalisation avec le recrutement effectif du directeur général et du personnel d’appui.

    Par ailleurs, le président du CES a, dans son discours d’ouverture, salué l’apaisement du front social observé au cours de l’année 2006. Il a ainsi rendu un hommage aux acteurs des deux camps (gouvernement-syndicat) pour leur sens de la responsabilité qui a permis de réinstaurer le dialogue social.
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