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Ban Ki-moon appelle tous les pays à ouvrir leurs instances dirigeantes aux femmes



  • A l'ouverture de la 60ème session de la Commission des Nations Unies de la condition de la femme, à New York, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé les derniers pays au monde à ne toujours pas avoir de femme parlementaire ou ministre à mettre fin à cette injustice.

    « Dès mon premier discours à l'Assemblée générale [de l'ONU], lors de mon élection en tant que Secrétaire général [en octobre 2006], j'ai promis de faire pression pour faire avancer l'égalité des sexes dans le monde et au sein des Nations Unies », a déclaré M. Ban dans un discours. « Comme l'a si bien dit Eleanor Roosevelt : les droits de l'homme commencent près de chez soi ».

    A ce titre, le Secrétaire général a rappelé qu'au cours de son mandat, il a nommé plus de 150 femmes à des postes de Secrétaire générale adjointe ou Sous-Secrétaire générale.

    « Quand j'ai pris mes fonctions, il n'y avait aucune femme représentante spéciale », a poursuivi le chef de l'ONU. « Aujourd'hui, près d'un quart des missions de l'ONU sont dirigées par des femmes ».

    S'il a reconnu que cela n'est toujours pas suffisant, le Secrétaire général a toutefois déclaré qu'un pas important vers la réalisation de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité avait été franchi.

    « Nous avons brisé un grand nombre de tabous, et cet engagement se poursuivra », a-t-il déclaré, ajoutant que le préjugé profondément enraciné dans les consciences, selon lequel les femmes ne sont pas capables de traiter des questions de sécurité est complètement infondé.

    « En neuf ans en tant que Secrétaire général, je me suis rendu dans quelques-uns des endroits du monde les plus difficiles pour les femmes », a par ailleurs déclaré M. Ban.

    Malgré les violations de leurs droits et discriminations dont elles sont victimes, le Secrétaire général a constaté que c'est dans les conditions les plus difficiles que l'on trouve les héroïnes les plus fortes.

    « Dans les pays où les enfants ont été enlevés, les grands-mères se sont levées pour réclamer justice. Dans les régions ravagées par le sida, les mères séropositives ont remplacé la stigmatisation par l'espoir. Dans les sociétés homophobes, les lesbiennes victimes de viol ont survécu et se sont organisées. […] Là où les extrémistes violents menacent les étudiantes, les jeunes filles fréquentent l'école avec courage. Dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, nos femmes policières servent de modèles d'égalité. Dans les instances dirigeantes et dans les parlements, les femmes d'Etat montrent que le leadership n'a pas de genre », a salué le chef de l'ONU.

    Sur ce dernier point, M. Ban a souhaité lancer un « appel personnel », en exhortant les dirigeants des quatre derniers pays où pas une seule femme ne figure au parlement et des huit derniers pays n'ayant aucune femme au gouvernement à agir pour mettre fin à cette injustice.

    Communiqué de l'ONU

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