L'ONU salue le courage des gardes forestiers dans leurs efforts pour protéger la nature


Les gardes forestiers à travers le monde font face à des risques croissants en raison de l'augmentation du braconnage et du trafic illicite de la faune sauvage, a rappelé lundi la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), à l'occasion de la Journée honorant le travail des gardes forestiers.

« Les gardes forestiers, honnêtes et laborieux, consacrent leur vie à la protection de nos ressources naturelles et de notre patrimoine culturel et, dans certaines régions, ces hommes et femmes courageux rencontrent régulièrement des groupes de braconniers bien équipés, équipés d'armes de haut calibre, qui n'hésitent pas à utiliser la violence et des menaces de violence à leur encontre », a déclaré le Secrétaire général du CITES, John Scanlon dans un message.

Au cours des dernières années, les gardes forestiers ont de plus en plus été la cible de criminels qui traquent certaines des espèces animales les plus emblématiques du monde, comme les éléphants et les rhinocéros, ainsi que des plantes, comme le palissandre.

M. Scanlon a prévenu que « le commerce illégal d'animaux et de plantes sauvages se produit à une échelle menaçant la vie sauvage, les personnes et leurs moyens de subsistance » et est mené par des groupes transnationaux du crime organisé, des milices rebelles, ainsi que par des éléments corrompus d'armées régulières.

« Le dévouement et l'engagement manifestés quotidiennement par ces honnêtes gardes forestiers méritent une reconnaissance publique beaucoup plus grande », a dit le Secrétaire général de CITES.

La Journée mondiale des gardes forestiers a lieu chaque année le 31 juillet pour rendre hommage au service des gardes forestiers du monde entier qui ont été blessés ou tués dans l'exercice de leurs fonctions. Au cours de l'année passée, au moins 105 gardiens ont été tués en faisant leur travail, selon la Fédération internationale des gardes forestiers. Rien qu'en République démocratique du Congo (RDC), au moins 140 gardes forestiers ont été tués au cours des 15 dernières années dans le parc national Virunga.

Le programme 'Wild for Life' du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a également loué le travail des gardes forestiers, soulignant qu'ils sont également confrontés à des catastrophes naturelles telles que les avalanches et les inondations.

« Combattre le crime, éduquer le public et protéger notre patrimoine ... tout cela lors d'une journée de travail pour les gardes forestiers qui protègent les endroits les plus précieux de la terre », souligne la campagne du PNUE.

Communiqué de l'ONU

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