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Vulgarisation du respect de la réglementation pour une pêche durable


Près d’un habitant sur 7 dans le monde, dépend de la pêche comme moyen de subsistance. Néanmoins, la ressource halieutique est menacée par l’utilisation d’engins de pêche non durables, générant surpêche et pêche illégale. La pêche illégale crée la surexploitation des océans et mers, menace certaines espèces (qui sont devenues rares) et l’écosystème établit dans les eaux. Les pays en voie de développement sont pour la plupart, dépassés par le cours des choses, faute de moyens adéquats pour lutter contre ces bateaux illicites qui opèrent souvent en haute mer. Comment les pays dits pauvres doivent-ils œuvrer pour lutter contre ce phénomène? Quels sont les moyens qui seront associés à ceux déjà existants? Nous tenterons d’éclairer l’opinion publique sur ces questions.


Un grand requin blanc ce n’est pas une pastèque qu’on mange et dont on jette les graines au sol pour que ça repousse (parlant des ailerons qui sont coupés et le reste du corps jeté dans la mer). Un requin, deux ... une dizaine une centaine, ça se comprendrait, mais ce sont des milliers voire des millions qui sont tués chaque année. C’est tout un système réglé par la nature, que l’on piétine. C’est comme si quelqu’un décide d’entrer en Amazonie, crée une barrière de plusieurs kilomètres et abat tout animal qui tenterait de franchir cette barrière. À coup sûr, cela choquerait tout le monde. C’est en effet ce qui se passe sous nos pieds (dans les eaux) chaque année. Les moyens utilisés par cette pêche illégale ne sont pas toujours orthodoxes (explosifs, filets non réglementaires, etc.). Face à ce phénomène plusieurs mesures ont été prises (amélioration des outils de traçabilité des systèmes d’approvisionnement, contrôle à l’entrée des navires suspects avant leur entrée au port, enregistrement des pêcheurs et contrôle de la provenance du produit, sensibilisation des consommateurs à des choix responsables de produits de mer, etc.). En aide à nos États, nous trouverons des organisations non gouvernementales, des reporters, etc.


La pêche illégale crée un manque à gagner de plusieurs milliards d’euros à nos pays chaque année. Quoique nécessaire, les dispositions mises en œuvre pour lutter contre ce phénomène, semblent insuffisantes. Nous proposons pour les pays en voie de développement, un organe de gestion de l’Océan Atlantique, constitué des États (africains et sud-américains) ayant une ou toute partie dans cet océan. Cet organe sera constitué de la police régulière des eaux. Cette police étant une unité de plusieurs états, aura les capacités de traquer les bateaux se situant surtout en haute mer. Il faut ensuite, intensifier l’aquaculture pour les espèces menacées. Nous proposons enfin qu’on crée un prix régional ou mondial qui récompensera le ou les pêcheurs qui respectent les règlementations (le pêcheur qui respecte la réglementation, le fait d’abord pour lui-même et ensuite préserve la nature pour les générations futures) d’une part et d’autre part un prix qui récompensera ces acteurs (organisations non gouvernementales, reporters, etc.) qui luttent pour une pêche saine et durable.

[MOGED]

 

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