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Les études d'impacts aussi inclusives que souhaité ? Congrès annuel de l'AQEI


Les études d’impacts ont pour principal objectif d’identifier les répercussions d’un projet sur les milieux naturels ainsi que sur les milieux humains. Elles permettent l’analyse des impacts négatifs et positifs des projets, de leurs risques technologiques et environnementaux, de leurs effets cumulatifs et synergiques avec les autres activités humaines de leurs secteurs ainsi que de leurs retombées potentielles. À partir des résultats de cette analyse, des mesures d’atténuation, de bonification ou de compensation sont proposées ainsi que des programmes environnementaux de surveillance et de suivi.

Mais les processus d’identification des principaux enjeux environnementaux, sociaux et économiques, incluant ceux soulevés par les communautés concernées, sont-ils adéquats pour identifier de manière exhaustive tous les aspects à prendre en considération ? Notre pratique actuelle inclut-elle réellement l’ensemble des aspects devant être étudiés pour avoir une idée précise des impacts sur les milieux d’accueil ? Est-ce que les études d’impacts, tel que nous les effectuons actuellement, prennent en considération le fait que les impacts ne seront pas perçus ou ressentis de la même manière par tous les individus ou toutes les populations composant les communautés biologiques et humaines concernées ? Par exemple, sur le plan humain, est-ce que les parties prenantes consultées sont bien représentatives de la pluralité des groupes qui composent la communauté ? Est-ce que les impacts potentiels sur les femmes, les enfants, les personnes âgées, les familles, les peuples autochtones ou les groupes socioéconomiquement défavorisés sont considérées autant que les individus formant le groupe majoritaire ou la population active ?"

Est-ce que les communautés autochtones sont moins ou davantage considérées dans les ÉIE que les autres communautés du Québec ?  Sur le plan biologique, est-ce que toutes les espèces ou groupes fauniques ou floristiques sont considérées autant que les espèces socioéconomiquement valorisées ou encore les espèces dotées d’un statut de protection ?   

Est-ce que revoir nos pratiques actuelles afin de favoriser une meilleure inclusion permettrait de concevoir des projets plus équitables et porteurs pour la société ? Quelles seraient les modifications à apporter dans notre pratique pour assurer une meilleure représentativité des différents groupes composant les communautés biologiques et humaines d’accueil ? Quels sont les aspects à prendre en considération pour favoriser une plus grande inclusion dans les études d’impacts ?

Venez partager vos expériences professionnelles et profiter de ce réseau d’information lors de l’évènement qui se tiendra du 9 et 10 mai au Nouvel Hôtel de Montréal. Le thème sera consacré à la question de l’inclusion dans les études d’impacts.

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